En souvenir de ces premiers moments…
LECTURE
Il n’a pas lu en transparence
Un sentiment éclos sans bruit
Secrètement, au fil des nuits,
Nouri d’humour et de confiance.
Dans mes yeux, point de confidence ?
Malgré l’attrait que j’ai pour lui,
Il n’a pas lu en transparence
Un sentiment éclos sans bruit.
Le tu, le vous, quelle importance ?
Je ne veux capter, aujourd’hui,
Que sa pensée encor enfuie…
Car en dépit des apparences,
Je n’ai pas lu en transparence.
Pernette
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PIERROT
Mais si, depuis longtemps, j’ai lu, ma Colombine,
Ce que disaient vos yeux…
Mais l’on voudrait tant croire à ce que l’on devine
Qu’il vaut peut-être mieux
Se défier de son cœur qui tendrement s’incline…
Car nul audacieux
Ne peut toucher le fond d’une âme féminine…
Théodore
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LUMIÈRE
Saurai-je trouver la lumière
Qui, parait-il, sourit en moi ?
Fuyant l'angoisse familière,
Saurai-je trouver la lumière ?
Qui m'indiquera la manière,
Me guidera dans mon effroi,
Pour dénicher cette lumière
Qui, paraît-il, sourit en moi ?
M'étoufferaient-ils comme lierre
Ces souvenirs gorgés d'émoi,
Je trouverai cette lumière,
Ayant vaincu mon désarroi…
Pour t'éclairer, ô toi mon roi !
Pernette
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AURA
Sans aucun doute elle saura,
Par sa finesse coutumière,
Trouver la petite lumière
Qui l'entoure comme une aura.
Délivrée, alors jaillira
Une confiance printanière,
Et son âme hier prisonnière
Comme une fleur s'épanouira.
Car dans mes yeux elle verra,
Ce qu'elle ignorait la première,
Un reflet de cette lumière
Qui l'entoure comme une aura.
Théodore
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LIMACES
Reverrai-je sur mon écran
Ces étranges petites traces,
En mille sillons de limaces
Qui vont en s'enchevêtrant ?
Théodore
RÉPONSE
Les petits doigts sont revenus
Mais sur le clavier, sages, se posent,
Car, or, donc, en effet, ils n'osent
Plus effleurer ce bleu de nue !
Mais...
Les petits doigts sont revenus !
Et reviendront peut-être encore
Tant qu'ils se savent bienvenus...
Mais de retour avant l'aurore !!!
Pernette
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RIME
Reverrai-je sur mon écran
Ces étranges petites traces,
En mille sillons de limaces,
Arabesques s'enchevêtrant ?
Orrai-je encore en airs de fête
Ces éclats de rire argentins… ?
Leurs échos ne sont pas éteints
Et chantent sans fin dans ma tête.
Où sont ces instants pleins d'humour
Que nous avons passés ensemble… ?
Ils sont enfuis, vite il me semble,
Ne laissant rime qui s'assemble…
Rime légère qui s'envole
De vers en vers, de fleur en fleur,
Comme le papillon qui vole,
Fugitif éclair de couleur.
Placée à la fin de la ligne
Comme un coup de pinceau doré,
Elle esquive ou elle souligne
Ce qui doit rester ignoré.
Rime quelquefois indiscrète,
En nous laissant sur notre faim,
A tout laisser croire elle est prête...
Et disparait comme un parfum.
Théodore
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