Et voilà que j’ai retrouvé le poème disparu (sans l’aide de Pernette, notons-le), que je dédie à ma lectrice préférée, pour un instant de souvenir.
Aux tréfonds de mes tiroirs, j’ai découvert en sus un autre poème, écrit à une date différente, qui utilisait les mêmes rimes, entre été et beauté ; il s’agit là d’une pure coïncidence, qui montre seulement que dans l’esprit du poète ces deux mots vont ensemble : nostalgie des vacances enfantines, de ces moments magiques de liberté parmi les fleurs, et les chemins perdus au milieu des marais… ?
Quoi qu’il en soit, voici ces deux rescapés, que je vous livre :
FLEURS D’ÉTÉ
Je vais de fleur en fleur
Pour tenter de saisir l’image fugitive,
Le rayon de soleil dont la magie avive
L’éclat d’une couleur.
Mais je cache en mon cœur
Comme au fond d’un calice une larme captive.
Sans toi, tous mes plaisirs s’en vont à la dérive,
Plus de petit bonheur.
Danse en vain la lumière au fond de la venelle,
Que me sert de figer la fragile étincelle
D’un instant de beauté ?
Car je ne puis sentir dans le cœur d’une rose
Les parfums de l’été,
Si ta main tendrement sur ma main ne se pose.
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NOSTALGIE
Comme hier, fleur de volupté
Berçant notre rêve enchanté,
La rose trémière, en beauté,
Se courbe, penche et se balance,
S’étirant avec nonchalance
Sous la caresse de l’été.
Dans les venelles balayées
D’un vent tiède aux parfums d’antan,
Elle égayait en s’agitant
Nos vacances ensoleillées.
Elle ornait nos chemins fleuris
De ses corolles familières,
Éclaboussant les vieilles pierres
De leurs multiples coloris.
Recueille, étrange ballerine,
Dans ton calice malvacé
Mes souvenirs d’un temps passé,
D’un temps de magie enfantine
Où, langoureuse et cabotine,
Dansait la rose ultramarine.
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