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Fleurs d'été


Et voilà que j’ai retrouvé le poème disparu (sans l’aide de Pernette, notons-le), que je dédie à ma lectrice préférée, pour un instant de souvenir.

           Aux tréfonds de mes tiroirs, j’ai découvert en sus un autre poème, écrit à une date différente, qui utilisait les mêmes rimes, entre été et beauté ; il s’agit là d’une pure coïncidence, qui montre seulement que dans l’esprit du poète ces deux mots vont ensemble : nostalgie des vacances enfantines, de ces moments magiques de liberté parmi les fleurs, et les chemins perdus au milieu des marais… ?


           Quoi qu’il en soit, voici ces deux rescapés, que je vous livre :

 

 

 

                                                               FLEURS D’ÉTÉ

 

 

Je vais de fleur en fleur

Pour tenter de saisir l’image fugitive,

Le rayon de soleil dont la magie avive

L’éclat d’une couleur.

 

Mais je cache en mon cœur

Comme au fond d’un calice une larme captive.

Sans toi, tous mes plaisirs s’en vont à la dérive,

Plus de petit bonheur.

 

Danse en vain la lumière au fond de la venelle,

Que me sert de figer la fragile étincelle

D’un instant de beauté ?

 

Car je ne puis sentir dans le cœur d’une rose 

Les parfums de l’été,

Si ta main tendrement sur ma main ne se pose.

 

 
                                                                  _______

 

 

 

                   NOSTALGIE

 

 

               Comme hier, fleur de volupté

               Berçant notre rêve enchanté,

 

               La rose trémière, en beauté,

               Se courbe, penche et se balance,

               S’étirant avec nonchalance

               Sous la caresse de l’été.

 

               Dans les venelles balayées

               D’un vent tiède aux parfums d’antan,

               Elle égayait en s’agitant

               Nos vacances ensoleillées.

 

               Elle ornait nos chemins fleuris

               De ses corolles familières,

               Éclaboussant les vieilles pierres

               De leurs multiples coloris.

 

               Recueille, étrange ballerine,

               Dans ton calice malvacé

               Mes souvenirs d’un temps passé,

               D’un temps de magie enfantine

 

               Où, langoureuse et cabotine,

               Dansait la rose ultramarine.

 

 

               __________

 

 

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P
Ah, je suis en colère, car j'ai écrit, voici quelques minutes, un énorme commentaire sur tes poèmes, la nostalgie qui s'en dégage, et une longue réflexion sur l'idée que de la nostalgie naît l'émotion... J'avais même fait appel à ton confrère Alfred et à son opinion sur cette question pour illustrer mon propos! Et voilà que, pour une raison de moi inconnue, l'ordinateur, semble-t-il, n'a pas voulu le publier; j'ai fermé la fenêtre... et tout à disparu! <br /> En conclusion, je me rappelle simplement avoir écrit qu'il faudra attendre Altzeimer (peut-être pas très longtemps...) pour me faire oublier les heures passées à affûter mon calame, boucler un rondel, et taquiner la muse en douce compagnie!
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P
Rien à redire, ces vers sont parfaits, et ces poèmes charmants.
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