Marbre
Comme un marbre figé ton corps est endormi,
Insensible et glacé sous ma main caressante,
Abolissant désir et fougue adolescente,
Plutôt que de céder à son doux ennemi.
Si le cœur est lointain, la chair est immobile
Et ne se prête plus aux tendres abandons.
N’aurons-nous pas regret du temps que nous perdons ?
Goûtons chaque baiser, petit bonheur fragile,
Les plaisirs refusés ne nous reviendront pas…
Allons, quitte un instant cette lèvre boudeuse,
Rallume dans ton œil une ardeur amoureuse
Pour te blottir, nue et câline, entre mes bras.