FLEUR
DE PRINTEMPS
Sur les pas du gentil poète
J’attends, seul, au jardin qui dort,
Que s’éveille la pâquerette
Et que s’ouvre le bouton d’or.
Tout en larmes, le ciel s’apprête,
Tandis que le vent souffle fort ;
Ma fleur, printanière et parfaite,
Pour me plaire a fait un effort.
Il fait bien froid sous sa jupette,
Son mollet en frissonne encor ;
Mais elle a mis mon cœur en fête,
En transfigurant le décor.
La corolle de ma fleurette
Des tristes jours scelle le sort.
Avril peut prendre son essor,
L’hiver la poudre d’escampette !
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