A toi, Pernette, la petite archiviste, qui a découvert avec émerveillement les archives familiales, vieux papiers jaunis et parchemins craquants fleurant si bon le parfum des siècles passés ; qui a su faire émerger des ces textes – pour d’autres surannés – des filiations oubliées, des personnages vivants et attachants, témoins de leur temps, dont chacun a apporté avec courage et ténacité sa pierre au logis familial.
Je te rends ton livre, Pernette, où j’ai ressenti au fil des pages le charme des temps anciens. Fil du temps, fil de l’eau, fil d’Ariane, fil rompu d’une complicité disparue…
Poursuis ton œuvre avec obstination, redonne vie à tous ces fantômes, dont l’âme imprègne encore, depuis six siècles, les vieux murs de ta maison. Tu es la dernière, mais non l’ultime, d’une longue lignée, tiens très haut le flambeau qu’ils ont allumé sous Charles le sixième, dit le Bien-Aimé, de peur qu’il ne tombe dans la poussière…
A toi, Pernette…
LIVRE
Elle a réclamé son grand livre,
Afin de rompre un dernier lien
Lui rappelant qu’au temps ancien
Notre amitié l’aidait à vivre.
Faisons preuve de savoir-vivre,
Rendons ce qui lui appartient :
Elle a réclamé son grand livre,
Afin de rompre un dernier lien.
Dans un tourbillon qui l’enivre
Elle s’agite, et tout va bien,
Hormis ce fil qui la retient
Dont il faut qu’elle se délivre
En me réclamant son grand livre.
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